Veillée de prière pour l'entrée dans l'année 2026 à Medjugorje – La nuit des nouveaux commencements

Alors que pour une grande partie du monde, les feux d'artifice marquaient le début de la nouvelle année et le commencement des célébrations de l'entrée dans l'année 2026, pour des milliers de pèlerins qui ont attendu la nouvelle année à Medjugorje, dans ce petit village connu dans le monde entier, c'est Notre-Dame qui a enflammé les feux d'artifice dans les cœurs, comme elle le fait depuis déjà près d'un demi-siècle.
En plus des paroissiens de Medjugorje, des milliers de pèlerins d'Autriche, d'Allemagne, de Pologne, de Slovénie, d'Italie, d'Espagne, de République tchèque, de Slovaquie, de Roumanie, d'Ukraine, de Hongrie, des États-Unis, de Corée, de Croatie, de Bosnie-Herzégovine... sont entrés dans la nouvelle année loin des bruits du monde, en célébrant la sainte messe à Medjugorje.

La sainte messe marquant l'entrée dans la nouvelle année a été présidée par le provincial de la province franciscaine d'Herzégovine, le père Jozo Grbeš. Avant cette messe, une messe d'action de grâce pour la fin de l'année civile avait été célébrée à 18 heures, elle fût présidée par le vicaire paroissial de Medjugorje, le père Ivan Sesar. Elle avait été précédée de la prière du chapelet, et après la messe, une crèche vivante fût organisée par les membres de la communauté Cenacolo. L'adoration débuta à 22h00, elle fût suivie de la célébration de la messe qui marqua l'entrée dans l'année 2026.
Dans son homélie, le père Jozo Grbeš dit que cette nuit nous invite à réfléchir sur le temps et sur nous-mêmes, et que nous sommes tous des pèlerins en chemin, pour lequel "il est bon de bien se préparer car demain appartient à ceux qui se préparent aujourd'hui".
"Une meilleure façon de vivre signifie une nouvelle manière de réfléchir, et une nouvelle manière de réfléchir est un fruit de la puissance de l'Esprit. Ou comme le dit un sage : 'Sois en guerre contre tes vices, en paix avec tes voisins, et que chaque année nouvelle trouve en toi un homme meilleur.' Alors que cette nuit nous réfléchissons sur le temps, sur le mystère et la grandeur du temps, de l'éternité, de la vie et de Dieu, nous comprennons que ce n'est qu'avec une attitude humble, et non orgueilleuse, que nous pouvons comprendre tout cela. Face à la force du temps, à la vitesse des choses éphémères, l'homme doit être humble car les départs parlent d'éternité, et les arrivées parlent d'amour", dit le père Jozo, qui s'interrogeant dit: "qu'est-ce que la vie nous apprend?".
Répondant à cette question, il dit qu'il croit que la vie nous apprend à aimer, car l'amour est le centre du christianisme, mais aussi le centre de la vie dans l'univers, du temps passé et futur, en opposition à l'égoïsme qui est la source de tous les maux de ce monde,...
Il dit également que "par l'amour, l'homme en arrive à croire, à connaître le Dieu unique", puis, citant Benoît XVI, il dit: "Croire n'est rien d'autre que toucher la main de Dieu dans les ténèbres du monde, et ainsi, dans le silence, entendre le Verbe, voir l'amour."
Il appela à ne pas rester les mêmes, car "le status quo n'est pas le compagnon de voyage de l'homme, ni sa sagesse".
Il avertit également du fait que nous "dépensons beaucoup de notre énergie à nous éloigner les uns des autres", alors que nous pouvons devenir ceux "qui déverrouillent les portes, ceux qui ouvrent, connectent, relient, partagent et rendent le monde plus beau, meilleur, différent, plus parfait, ceux qui font du monde un monde avec plus d'amour...
Le père Jozo dit aussi que nous sommes trop dans le passé et que "le passé n'a qu'une seule mission ; c'est être un maître pour l'avenir" et que le passé, quel qu'il soit, ne doit pas devenir un fardeau pour nous.
Dans sa réflexion, il a également appelé à la gratitude, car "les gens reconnaissants rendent le monde beau et agréable, et ceux qui ne le sont pas se plaignent, de tous et de tout, et qu'ils ne voient pas la grande image de la vie, mais un petit besoin d'intérêt".
"Ce soir, en cette nuit de transition temporelle, nous nous demandons: Quelles traces laisserons-nous derrière nous en cette année nouvelle? Qu'est-ce qui est important et qu'est-ce qui ne l'est pas dans notre vie? Qui suis-je et qu'est-ce que je suis, et qui ne suis-je pas et qu'est-ce que je ne suis pas? Suis-je une copie ou un original? La différence entre l'original et la copie est la différence entre l'essentiel et le non-essentiel, le bon et le mauvais, le vrai et le faux", dit le père Jozo Grbeš, en expliquant que chaque attitude et opinion est un point de vue partant d'un certain point, et que chacun a un point duquel il voit le monde, la seule question est: Qui façonne notre point de vue?
"Si nous laissons le Christ le façonner, tout changera. Par conséquent, ce soir est la nuit des nouveaux commencements. Nous savons que croire signifie voir et que voir signifie croire ! Marie, cette mère ordinaire, douce et humble, Notre-Dame, nous apprend qu’il en est ainsi, tout simplement ainsi, souvent dans le silence et sans paroles. Si ce soir nous décidons de voyager avec elle, nous serons reconnaissants envers le Christ et nous serons vraiment des gens d'amour. Pour nous chrétiens, c'est absolument nécessaire dans ce pays. Et dans chaque pays de ce continent, et sur chaque continent. Repartons à nouveau!", conclut le père Jozo Grbeš, nombreux sont ceux qui, depuis 45 ans, repartent à nouveau à Medjugorje. Ils continueront à le faire. Ils repartent à nouveau en cette nuit du Nouvel An. Les nombreux pèlerins en témoignent. Aussi bien ceux qui reviennent que ceux qui — suite à la recommandation de ceux qui sont repartis de Medjugorje avec un nouveau souffle — étaient à Medjugorje pour la première fois.»
